Satin Pourpre

01 juillet 2006

Légende des trois archers

Lors d'un tournoi, trois archers se préparent à se défier.

Le premier s'installa, puis tira, sa première flèche n'atteignit

même pas la cible; il se prépara donc pour la suivante, et rata une seconde fois, le public le hua.

Arrive le deuxième candidat, il se prépara, et son premier tire fût tout juste tout pile, le second fût aussi parfait. Il quitta la piste sous les applaudissements.

Puis le troisième s'apprêta à tirer, mais au dernier moment, la planche sur laquelle il se tenait, se souleva, et lui fit perdre son équilibre, cependant il avait déjà tiré, tout c'était passé en simultanéité, mais la flèche arriva tout de même au centre de la cible. Les spectateurs restèrent bouche bée.

Puis il tira son second coup, mais un incident survint de nouveau, un cheval au galop le renverse, néanmoins sa flèche part quand même et comme pour le premier tire, elle se trouva au centre de la cible. Le public est interloqué par ce qui vient de se produire.

Le jury se questionne pour savoir qui sera le meilleur...

::: Les artistes sont comme le troisième archer, ils ne savent pas forcement où ils vont mais ils ont la volonté d'atteindre le centre de la cible. Même par leur erreur, et par l’imprévu, ils arrivent quelque chose, au bout des choses.

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10 avril 2006

Rer

Yéla courut pour prendre son train de 18h56, dans le tunnel, toujours sale, elle entendit le grondement résonnant à l'approche des wagons. Un bip strident résonna au moment où elle glissa sa carte de transport. Elle pénétra à l'arrière du train, ou elle gravit les quelques marches qui la séparaient des sièges, le souffle court, elle s'assit.
Elle sortit son MP3, la musique et les mouvements du RER, la berça doucement. Les tas de déchets accumulés lui rappela avec amertume, la vie urbaine; à la gare de Garges Sarcelles, le train se stoppa. Les wagons semblaient frustrés par l'immensité des blocs de bétons; les paraboles admiraient de leurs places les aller et venus de toute cette population.
Le train repartit, et le paysage défila à vive allure devant le regard fatigué de Yéla.
Elle vit sur le bord de la fenêtre, un insecte, certainement volant. Attendait-il de pouvoir retrouver le grand air? Yéla pensa ouvrir la lucarne pour le remettre dehors, mais elle renonça quand elle vit une grande route au dessus d'elle, où l'insecte risquerait de venir s'écraser goulûment contre le pare brise d'une automobile.
Yéla s'assoupit la tête penchée contre le rebord de la vitre. Un filé d'air faisait bouger des mèches de cheveux tombées d'une coiffure sophistiquée.
Elle se réveilla quand les portes s'ouvrirent à la Gare du Nord. Puis se tint éveillée pour ne pas rater son arrêt à Châtelet les Halles. Entre les deux stations, cinq policiers de la sécurité ferroviaire firent un bref passage au milieu des voyageurs et disparurent derrière la porte à hublot.
Elle remit son sac bandoulière à son épaule et descendit les quatre marches qui la séparaient du quai. Il était bondé de monde dû aux manifestants qui s'amusaient à bloquer de simples personnes désirant travailler ou rentrer chez eux.

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02 avril 2006

Poisson Avril

Avril, un jeune poisson ou poipoi pour les "intimes", toujours fou fou, décida d'aller faire un tour quelques jours hors de chez lui.

Son voyage débuta en moto sous-marin, elle est très rapide mais consomme beaucoup d'air, et ce n'est pas forcement toujours très facile d'y avoir accès quand on vit dans l'eau.
Avril parcoura des kilomètres, jusqu'à se trouvait très éloigné des cotes françaises ou habitait toute sa famille poipoi; il a toujours vécu dans une petite ville se nommant Poipoiville, mais au fond de lui, avait rêvé de prendre le large.
Il tomba en panne d'air avec sa moto sous-marine, qu'il du abandonner.
Il emprunta donc à nageoire divers chemins escarpés, avec des rochers tranchants et des monstres sous marins.
Puis il prit la plus grande décision de sa vie, il allait sortir de l'eau. Il alla donc au port le plus proche et prit un ticket pour faire un tour de montgolfière. Lorsqu'elle grimpa dans le ciel, il se sentit vivre, pour la toute première fois, un intense sentiment de liberté lui remplissait le coeur.

Deux pécheurs l'apercuent et quand ils rentrèrent au port, ils racontèrent l'étrange poisson Avril faisant de la montgolfière, mais comme personne ne les cru, au fil du temps c'est devenu une bonne blague que l'on racontait tous les ans le même jour, et qu'on finit par nommer le poisson d'avril. (Tout ça grâce a un p'tit poipoi!)

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31 mars 2006

Londres, 1943

Londres, 1943, la 2e guerre mondiale a envahit l'Europe.
Mais survit encore un café-bar, où des disques des années 30 passent en boucle, les gens retrouvent  le sourire quelques heures, le soir.
Une jeune femme de 21 ans y chante tous les jours, la seule qui reste et se maintient dans cette ancien cabaret. Elle est jolie, et les hommes qui viennent la voir, la regarde comme un rêve, l'espoir des Hommes.
Elle est brune et fraiche par sa peau, elle éclaire tous les coeurs des visiteurs, ils la surnomment " Moonlight", mais son veritable prénom est
Julianna; elle est de mère française dont sa beauté avait fait flanchir le coeur de son père anglais.
C'est grace a cette double nationnalité qu'elle a pu échapper à l'occupation allemande en France.
Depuis son arrivée, il y a trois ans, elle habite dans une chambre qu'elle loue à une famille anglaise, ce sont des gens tres gentils, ils connaissaient son père; mais lui était deja bien loin avec sa mere, en effet ils avaient péri dans un accident d'autobus, tout avait pris feu, laissant les gens pris au piege de cet incendie, rare sont ceux qui ont pu en sortir en vie.
Malgré cela Julianna avait continué de travailler dans une boulangerie de son village " Au pain chaud" et puis la guerre avait éclaté et elle avait fuit en emportant presque rien de sa vie française.
Ainsi se resumait sa vie, et là, elle monte sur scène, le piano a queue noir démarre l'introduction, toute la salle à les yeux rivés sur cette charmante jeune femme habillée d'une robe rouge en velour; déjà trois ans qu'elle fait cela chaque soir, quand les bombardements le permettent, et le trac est toujours là, sa voix resonne dans toute la salle, mais aussi dans tous les coeurs blessés par la guerre, l'espace d'une chanson, on ne pense plus.
La musique s'arrete pour laisser place aux applaudissements, et surprise de voir a ses pieds une rose rouge, qu'il est rare d'en recevoir, l'été approche.
Elle descend les marches et part se changer car à present, elle part en salle pour le service. Elle entend une nouvelle musique débuter, et un leger sourire apparait ,sur ses jolies levres, ainsi qu'une masse de souvenirs; "Si tu n'était pas là" une chanson que sa mère chantait presque tous les jours durant une année, et que mon père chantonnait avec son petit accent anglais; marquée a jamais par ce couple d'amoureux toujours jeune même avec l'âge.
Et le temps reprend.
Ainsi elle commence son service, apres un long soupir.
Puis un homme, un français, qu'elle reconnaît par son accenr, lui demande son prénom. A ce moment là, le temps semble se suspendre et elle balbuta pour finalement lui repondre, en français, avec un regard toujours plein de tendresse mais pétrifié par le charme que degage ce jeune homme.
Il fût surpris qu'elle soit française et il continua à lui parler, et puis soudainement il lui proposa de danser. Elle accepta, malgré l'interdiction de son patron, mais c'était plus fort qu'elle, elle n'avait pas danser avec quelqu'un depuis une éternité. Pendant quelques minutes, elle ressent le plaisir d'être enlacée et regardée par un homme, le son de sa voix dans le creux de l'oreille la rassure et l'appaise. Puis la musique s'arrete et le rêve disparait peu a peu, mais elle reste dans un état second, il s'inquiete pour elle mais elle lui assure que tout va bien.
Et le temps reprend.
La porte indique désormais "CLOSED" jusqu'à demain soir, s'il y en existera un.
Julianna part s'endormir mais rêve déjà. L'impatience et l'angoisse la gagnent, et demain...
Et le temps reprend.
La porte indique "OPENED" mais l'inconnu ne se présente plus, ni le soir suivant, ni aucun autre soir.
Julianna part s'endormir mais elle ne rêve plus. La tristesse et la solitude la gagnent et demain...
Elle ne va pas jusqu'à demain, un bombardement éclate et elle va se précipiter dans la cave pour s'y refugier, devoir y rester des heures dans la peur, et le desespoir.

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Le Caméléon et l'Arc-en-Ciel

Deux petites étoiles dans le ciel sont prêtes à aller se coucher parce que le jour a commencé a apparaître sur Terre et qu'il faut qu'elles et tout le reste de sa famille étoiles se reposent pour briller de milles feux, le soir suivant.

Mais avant de s'endormir, une étape, comme un cérémonial était obligatoire pour que les deux petites stellina puissent s'endormir; il faillait que Maman étoile leur lise une histoire, celle de ce soir se nommait " Le caméléon et l'Arc-en-ciel", Maman étoile commença donc à lire:

" Il était une fois, un jeune lézard, alors que sa maman était partie se réchauffer au soleil et l'avait laissé lui et ses frères; Juillet, notre jeune héros, toujours aussi fugueur avait décidé d'aller explorer tout ce monde extérieur qu'il le rendait fou de curiosité.

Il commença donc à grimper pour atteindre le sommet de son lit, ainsi il pourrait voir ce qui se passe en dehors de son nid. Malheureusement, un coup de vent, sur son petit corps, lui fit perdre rapidement l'équilibre. !il put apercevoir dans sa chute des tas de choses qui lui fit oublier sa peur, il se sentait soudainement libre même un peu trop. Au moment de son arrivée sur la terre ferme, il roula de vitesse jusqu'à se cogner la tête contre un rocher qui lui fit stopper sa course. Quand il reprit conscience, il voyait des tas d'étoiles. "

Cette expression interpella les deux petites étoiles, qui toutes inquiètes demandèrent à leur mère

"Mais pourquoi, il voit des étoiles, alors qu'il a mal, nous on fait de mal à personne, hein Maman?"

" Ne vous inquiétez pas mes puces, lorsqu'on dit voir des étoiles, c'est percevoir dans sa vision des taches, ce n'est qu'une expression, je continue?"

D'un signe de tête, ..........................

"Donc je disais":

"Il voyait des tas d'étoiles, dû au choc violent sur son petit crâne. Il avança doucement et se reposa quelques instants sur une maigre motte de terre légèrement humide. Après quelques minutes de repos, il décida de ne pas perdre son temps à dormir comme le font la plupart des lézards, lui n'était pas la plupart, il était différent et il en était certain.

Sur ses quatre petites et courtes pattes, il avança à vive allure vers un très grand arbre, le plus grand qu'il avait jamais vu.

Un soudain " Wahoo" sortit de sa bouche, il admirait la beauté de cet arbre. Soudain, dans sa contemplation, il fût interrompu par une petite fourmi,

"Rougi" dit-elle, " Je m'appelle Rougi la Fourmi, Bonjour! Quel est ton nom?"

" Je ne dois pas parler à des inconnus, désolé."

" Bah que viens tu de faire là?!"

" Ah.... Oui.... Je m'appelle Juillet, je suis tombé de mon nid parce que je suis tellement curieux, il est vraiment trop Wahoo cette arbre!"

"Il a rien d'extraordinaire, c'est juste un arbre, quoi!"

" Moi, je ne connaissais rien d'autre que mon lit, il y a encore quinze minutes. Ici, c'est magique! Ohh regardes Rougi, là-bas!!"

" Je crois qu'on nomme cela, un arc-en-ciel, oui c'est bien ça"

" Je veux aller voir ça!"

" Nan n'y vas pas c'est peut-être dangereux"

Juillet était déjà loin, lorsque Rougi ajouta:

" Attends, je te suis!!"

Arrivés devant ce gigantesque et magnifique arc-en-ciel, ils furent surpris de l'entendre parler. Juillet n'ayant peur de rien, ne se gêna pas, pour lui demander comment il faisait pour avoir autant de couleurs.

"Ouh, Ouh, Arc-en-ciel!!"

" Oui, petit, qu'y a t'il?"

" Rho, j'adore tes couleurs, dis moi comment tu fais, je veux te ressembler!!"

" Je ne peux rien pour toi, petit, mais si tu veux, je peux t'offrir quelque chose..."

" Oui, quoi?!!"

Juillet montrait son impatience en se levant sur ses deux pattes arrière en tapant des mains d'excitation. L'Arc-en-ciel lui lança un sourire puis continua

" Ecoutes, je eux faire quelque chose de magique pour toi... Tu ne seras pas arc-en-ciel, mais tu pourras en prendre les couleurs, tu veux?"

" Oh oui!!!"

" Laisses toi faire alors....."

L'Arc-en-ciel lui déposa une pluie de paillettes magiques sur son visage.... Juillet éternua et rouvrit les yeux. Il se précipita vers une flaque d'eau pour voir sa métamorphose; la déception lui prit soudain en voyant son apparence de lézard. Une larmichette à l'oeil, il revient vers l'arc-en-ciel.

"Tu n'as rien fait!" Un sanglot dans la gorge

" Mais si mon petit, concentres toi, un peu, et tu verras, tu changeras de couleur."

" Vraiment?... Je n'y arrive pas..." Une autre larme remontant dans sa gorge.

L'Arc-en-ciel reprit

" Vas jusqu'a l'herbe, là-bas, et essaie de devenir aussi vertes qu'elle. Concentres toi vraiment!"

Apres quelques pas vers les herbes hautes, il soupira de tristesse, et essaye de se concentrer sur la couleur verte, et subitement, sous les yeux écarquillés de Rougi, il devint vert. A sa grande surprise, il recommença sur la terre marron, puis sur une fleur et ainsi de suite; sous le regard attendri de l'Arc-en-ciel.

Juillet s'arrêta et couru jusqu'à lui,

" Merci! Merci!!" (en sautillant.

" DE rien, petit; désormais on t'appellera " Juillet le Caméléon"

" Maintenant vous savez comment on fait pour devenir caméléon! Fin!" S’éclama la Maman étoile.

Posté par jane_muse à 17:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]